18/06/201030/05/201026/12/2009LA COMMUNAUTé gay...?J'ai répondu gentiment à un commentaire sur facebook réagissant à la demande de signature de la pétition suivante:
NON à l'HOMOPHOBIE, OUI à l'EGALITE
Pour empêcher toutes discriminations envers les homosexuels... (dans les établissements scolaires, dans les entreprises...etc) Accepter l'homoparentalité, le mariage, le don du sang, le don d'organes des homosexuels... Pour que les couples homosexuels puissent vivre comme les couples hétérosexu... (extrait):
réaction:
"Je n aime pas le terme communautée. Je suis hostile d ailleurs au communautarisme sous toutes ses formes. Gay oui je le suis mais pas communautariste et de ce fait a mon sens je fais avancer cette question d egalite. Communautarisme est synonyme d enfermement. Voila pourquoi je n irai jamais a la gay pride. Ce n est ma conception de la cause des homos"
Voici ma réponse:
"Le problème essentiel est que homosexuel ou hétéro (pour aller vite dans la classification des identités sexuelles) nous vivons dans une société et la société n'est pas qu'une affaire de bons sentiments et d'inclinations (voire d'intérêts) envers telle ou telle catégorie d'individus. En ce qui concerne l'homosexualité, il s'agit avant tout d'un combat pour la reconnaissance des personnes concernées. ET c'est bien là que se situe le paradoxe! Qu'ai-je à attendre que les autres me reconnaissent? Si Je suis bien avec moi-même donc, ce que pensent les autres, je m'en fiche...Or c'est bien là que le bât blesse:bcp parmi nous ont fort à faire pour s'accepter et être accepté par les autres dans leur sexualité, dans leur identité sexuée. Premier combat!
Ensuite, il y a un combat pour les droits. Les handicapés se battent, les étrangers se battent, les SDF se battent: les homos se battent aussi...Et ils ont intérêt! Oui, il y a une communauté gay et cette communauté trouve sa raison d'être dans les luttes (obscures pour certains qui n'y comprennent rien pour "x" raisons), dans les luttes pour "pouvoir vivre simplement leur vie dans la société! Il faut pour s'en convaincre ASSISTER PARTICIPER aux grands évènements aux grands combats menés par les groupes qui se mobilisent pour lutter contre l'homophobie qui concentre en elle-même tous les malheurs supportés par les homosexuels (et là, je ne parle même pas des bisexuels, des transexuels, des travestis, des lesbiennes, etc...!!!). Mépris et méconaissance font bon ménage. Oui la Gaypride est utile, encore faut-il avoir le courage de défiler à visage découvert et faire fi du "qu'en-dira- t' on". Beaucoup d'homosexuels ne sont pas encore prêts à franchir ce cap. Participer à la Gaypride ca peut être déjà, en défilant faire nombre et remarquer chacune des revendications qui émergent de chaque chars: nombres d'associations militent et ce jour est l'occasion de manifester au grand jour que le combat pour l'égalité se gagne au quotidien dans l'affirmation de ce qu'on est dans la lutte pour la conservation et l'obtention de droits basiques et essentiels à la vie des personnes.
Doit-on accepter la bastonnade des gays, la mise à mort d'individus qui dérangent notre morale, notre éthique? NON!
Doit-on supporter régulièrement ou à l'occasion des réflexions désobligeantes, des moqueries, des insultes, le mépris, les crachats de ceux qui n't entendent rien? NON!
C'est quoi cette haine, cette peur de ce que nous sommes?
Et nous allons-nous tricher avec ce que nous sommes? Combien de temps?
La loi contre l'homophobie est une bonne chose car elle nous protège en même temps qu'elle fait apparaitre au grand jour les réalités de vie de millions d'individus. Le plus difficile pour les Autorités de ce pays c'est d'écouter sereinement et d'apporter des réponses humaines et FRATERNELLES ("liberté, égalité, FRATERNITE"): j'en conviens, c'est difficile de bouger intérieurement, tant notre éducation est impérieuse dans nos décisions mais souvent "NECESSITE FAIT LOI..."et ceux qui souffrent (ou subissent simplement l'aveuglement de leurs compatriotes) sont les premiers appelés à se mobiliser. Si, personnellement, je connaisou je perçois les limites de mon engagement dans cette cause, je ne dois pas empêcher les autres d'aller jusqu'où moi je ne peux avancer d'avantage...
Qu'il est dur parfois d'avancer à visage découvert! qu'il est dur d'être simplement soi-même quand en face l'opposition se déchaîne. Mais c'est ainsi, c'est le lot des homosexuels et une fois qu'ils ont accepté ce qu'ils sont appelés à endosser, crois-moi, ils trouvent les moyens de s'affirmer et de combattre l'homophobie, ce spectre, cette survivance d'années dobscurantisme qu'on aimerait à jamais révolues!"
Qu'en penses-tu? 21/12/200920/12/200927/09/200906/05/200917/03/200916/03/200910/03/200909/03/2009Manifestations et blocages d’entreprises se sont poursuivis jeudi en Guadeloupe, malgré l’accord signé mercredi.
Lente reprise en Guadeloupe.
Après 44 jours de grève en Guadeloupe, un accord de sortie de crise a été signé mercredi par le préfet Nicolas Desforges et le collectif LKP, à l’origine du mouvement, qui a appelé "à la reprise de l’activité normale".
Le texte, extrêmement détaillé, compte 165 articles, et traite de sujets aussi divers que le prix de la baguette, l’embauche d’enseignants ou l’octroi de billets d’avions à prix réduits. Il récapitule les avancées obtenues depuis le dépôt, le 20 janvier, des 146 revendications du LKP pour accroître le pouvoir d’achat.
L’accord "Jacques Bino", signé par les organisations patronales minoritaires, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires, lui est annexé.
Manifestations et blocages d’entreprises se sont poursuivis jeudi en Guadeloupe, malgré l’accord signé mercredi.
"Soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe", a affirmé le leader du collectif LKP à l’origine de la grève, Elie Domota, au sujet des entreprises bloquées.
De son côté, le maire de Pointe-à-Pitre Jacques Bangou (DVG) a demandé que la ville, qui a subi plusieurs nuits de pillages, bénéficie du statut de "ville sinistrée".
Toute la journée de jeudi, un groupe d’une centaine de manifestants a bloqué plusieurs fois des carrefours au Gosier, où sont situés de nombreux hôtels de tourisme. Il se dispersait quand arrivait la police, avant de se regrouper un peu plus loin.
A Baie-Mahault, un centre commercial a dû fermer dans la matinée, puis les commerces qui s’y trouvent ont pu rouvrir mais l’hyper Carrefour et plusieurs grandes surfaces spécialisées du centre ont été bloquées par leurs salariés en grève.
Dans certaines entreprises, comme la sucrerie Gardel, la grève se poursuivait pour le paiement des jours de grève.
Jeudi, la fédération patronale du BTP de Guadeloupe, adhérente du Medef, a adhéré à l’accord, a indiqué son président, José Gaddarkan.
Par ailleurs, les entreprises guadeloupéennes vont voir leurs échéances fiscales reportées, a annoncé le Trésorier payeur général Bernard Cressot. "On va faire des plans sur 3 à 12 mois pour permettre aux entreprises de refaire leur trésorerie", a-t-il indiqué. Ce moratoire concerne les créances au Trésor public, à la Sécurité sociale et aux Assedic.
ouverture d'une enquête judiciaire contre Elie Domota, l'emblématique leader guadeloupéen. Antilles: négociations après le retour au calme, polémique après l'enquête sur Domota
Le calme revenu aux Antilles, le débat s'est concentré ce weed-end sur les méthodes du mouvement social et les malaises qu'il traduit, après l'ouverture d'une enquête judiciaire contre Elie Domota, l'emblématique leader guadeloupéen.
Les négociations se poursuivaient pendant ce temps à la Martinique et La Réunion.
Le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé samedi une enquête pour provocation à la haine raciale et tentative d'extorsion de signature, après des déclarations télévisées de la figure de proue du "collectif contre l'exploitation" LKP.
M. Domota avait lancé en créole sur Télé-Guadeloupe que les entrepreneurs qui refusaient l'accord d'augmentation de 200 euros des bas salaires devraient "quitter la Guadeloupe" et qu'il ne "laisser(ait) pas une bande de békés rétablir l'esclavage", référence aux descendants de colons blancs, souvent accusés de mainmise sur l'économie locale.
Ces déclarations ont suscité un tollé et des craintes dans des territoires historiquement marqués par l'eclavage, alors que l'accord de sortie de crise conclu mercredi reste encore à appliquer.
D'autant que c'est précisément ce qui a été perçu par certains comme une "provocation" de patrons békés, une opération escargot sur la rocade de Fort-de-France pour réclamer le "droit de travailler", qui a déclenché vendredi une nouvelle flambée de violence en Martinique.
Le LKP, dont les partisans ont fêté la "victoire" jusque tard dans la nuit de samedi à dimanche à Pointe-à-Pitre, n'a pas réagi officiellement mais un avocat du collectif, Patrice Tacita, a qualifié de "provocation" l'action judiciaire, assurant que les propos de M. Domota sur les békés reflétaient "la réalité historique".
Le Medef a dénoncé les "intimidations" des grévistes qui ont régulièrement obligé magasins et entreprises à fermer pendant les 44 jours de conflit et le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre évoqué des méthodes de "sortes de tontons macoutes".
Le Parti socialiste a dénoncé "une stupide logique de vengeance politique", qui risque de "racialiser un conflit social dont la source est bel et bien l'exploitation par une poignée de nantis". L'ex-candidate des Verts à la présidentielle Dominique Voynet a parlé de "tentative d'humiliation".
Très proche conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino a voulu calmer le jeu, rappelant que si tout dérapage racial était "inadmissible", des propos quasi-symétriques avaient valu une enquête semblable à une figure de la communauté békée martiniquaise.
Et de souligner que "des formes d'exploitation et d'injustice" attisaient outre-mer les braises historiques et le "problème identitaire".
Sur le terrain, la situation était d'un calme dominical dans les deux îles antillaises.
Les négociateurs en Martinique, qui s'étaient retrouvés samedi quelques heures après les émeutes pendant lesquelles trois policiers ont été légèrement blessés, entérinaient les points d'accord obtenus sur des points très techniques en matière de logement ou assurance auto.
La perspective d'un document de suspension de la grève pour la semaine à venir commençait à être évoquée prudemment, avec l'idée de ne pas plus pénaliser l'économie, ni les scolaires alors que les examens approchent.
A La Réunion, où un collectif contre la vie chère appelle lui aussi à une grève pour mardi, les négociations avec le patronat sur les prix des produits de consommation courante ont repris, à la veille de l'annonce d'une diminution des prix du gaz et des carburants par le préfet de l'île. 07/03/2009Les revendications du LKP
Voici toutes les revendications du collectif Liyannaj kont pwofitasyon qui paralysaient la Guadeloupe depuis le 20 janvier 2009 :
NIVEAU ET CONDITIONS DE VIE
- Un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200 €, des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d’achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande
- Le relèvement immédiat du SMIC, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux
- Un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe
- Création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs
- Réductions d’impôts fondées sur la justice fiscale
- Baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et sur les transports
- Baisse des taux de la taxe sur les carburants
- Suppression de la taxation des produits locaux
LOGEMENTS
- Gel des loyers pour une période indéterminée et pour l’année 2009 l’annulation de l’augmentation de 2,98%
- L’arrêt des saisies immobilières des propriétés des guadeloupéens et restitution des biens
- Un plan quinquennal pour résorber l’habitat insalubre
- Un vaste programme de construction de logements sociaux et intermédiaires
ENVIRONNEMENT
Contamination des terres par la chlordécone :
- Définition de mesures sanitaires pour protéger les populations des zones contaminées
- Indemnisation des victimes professionnelles et civiles
TRANSPORTS
- Mise en place d‘un véritable service de transport des usagers
- Engagement d’un audit indépendant sur les modalités de constitution des Groupements et d’attribution des marchés
- Révision des conditions d’exécution des marchés envers les usagers (abris bus, arrêts matérialisés, gares routières, poteaux d’indications des horaires de passage des bus)
- Réhabilitation et indemnisation des Transporteurs déclarés ‘’clandestins’’
- Révision des conditions d’exécution des marchés par les groupements vis-à-vis des transporteurs (mise en fonction de la billetterie, fixation du prix à verser par chaque sous-traitant en fin de mois)
EDUCATION
- Mise en place dans l’immédiat d’un moratoire de 4 ans en ce qui concerne la réforme du recrutement des enseignants, le temps de permettre la mise en place par l’U.A.G. des masters de professionnalisation et les sorties des premières promotions
- Acter dans ce cadre un plan de titularisation des contractuels pour palier les besoins de recrutement
- Maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place une politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins
- Disposer d’un pouvoir décisionnel en matière de programmes, d’orientation, d’éducation de gestion des ressources, de la mise en place d’un plan de titularisation des personnels contractuels et des contrats aidés
FORMATION PROFESSIONNELLE
- Création d’une structure assurant un véritable service public de la formation professionnelle : le CRFP ne constituant pas une réponse à la hauteur des enjeux
- Augmentation des fonds alloués à la formation professionnelle - Minimum 100 millions d’euros
- Création de filières de formation professionnelle liées à tous les secteurs stratégiques pour le développement de la Guadeloupe et adaptées à nos réalités avec production de référentiels spécifiques (Agriculture, Environnement, Energies renouvelables,…)
- Plan de formation obligatoire dans toutes les entreprises et particulièrement dans les entreprises de moins de 10 salariés
- Mise en place d’un dispositif d’accompagnement et de formation pour un chômeur ou un travailleur dans le cadre de la création d’activité
- Création d’un Fonds d’urgence pour la formation professionnelle alimenté par les remboursements des trop perçus de la SARA.
EMPLOI
- Priorité d’embauche pour les Guadeloupéens
- Embauche obligatoire de Guadeloupéens dans toutes les entreprises qui bénéficient d’aide publique
- Mise en place d’un avenant régional à la prochaine convention Unedic en vue d’améliorer et d’élargir les conditions d’indemnisation du chômage en Guadeloupe : revalorisation des allocations de chômage en montant et en durée (moins du ¼ des chômeurs de Guadeloupe ont droit à ce jour à l’ARE)
- Respect de l’obligation de recrutement des Travailleurs Handicapés
- Arrêt de la déprogrammation des fonds de la formation professionnelle
- Ouverture des financements de la formation professionnelle à tous les chômeurs et non plus uniquement aux seuls indemnisés au titre de l’ARE & instauration d’un crédit annuel de formation pour chaque chômeur
- Réhabilitation du fonds social de l’ex Assedic pour les situations individuelles
- Limitation du CDD à 6 mois renouvelable une fois, à l’issue du renouvellement, embauche du salarié
- Limitation du recours aux sociétés d’intérim à 5% des contrats du secteur marchand
- Embauche prioritaire à l’issue d’un contrat en alternance
- Obligation d’embauche des travailleurs handicapés au lieu du paiement de la pénalité prévue par la loi
LICENCIEMENTS
- Participation des représentants des salariés dans les instances dirigeantes de l’entreprise avec voix délibérative
- Plan social, reclassement et formation obligatoire quel que soit le nombre de licenciés et l’effectif salarié de l’entreprise
- Réintégration de droit des licenciés pour faute, suite à la décision de justice ne confirmant pas la faute et systématisation du droit à la réparation
- Remboursement par l’entreprise des aides publiques perçues en cas de licenciement économique
DROITS SYNDICAUX ET LIBERTES SYNDICALES
- Obligation d’un Accord de Branche ou d’Entreprise avant toute autorisation de travail le dimanche
- Mise à disposition d’une Maison des Syndicats à Jarry
- Négociation d’un Accord de Branche et Interprofessionnel sur l’exercice du droit syndical, la représentativité, la représentation de Branche, l’emploi
- Régularisation des travailleurs en situation irrégulière.
- Négociation de Convention Collective dans tous les secteurs.
- Renforcement de moyens des Inspecteurs et Contrôleurs du travail.
- Mise en place et respect du comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail dans toutes les entreprises.
- Mise en place de délégué du personnel dans toutes les entreprises d’au moins 5 salariés.
- Représentation des syndicats de Guadeloupe dans les entreprises et les organismes paritaires, (ASSEDIC-Sécurité Sociale-CAF- AGEFOS-PME-FONGECIF…)
- Liberté de participation de syndicalistes extérieurs au Comité d’Entreprise et aux Négociations Annuelles Obligatoires
- Extension systématique des Accords Collectives de Guadeloupe à l’ensemble de l’archipel,
- Reconnaissance du 27 Mai, jour férié, chômé et payé.
- Droit à l’organisation de formation syndicale ouverte à toutes les organisations syndicales de Guadeloupe.
- Budget formation alloué aux syndicats dans le cadre de la formation syndicale
- Annulation et Arrêt des poursuites pénales en matière d’action syndicale.
SERVICES PUBLICS
Création et préservation de véritables services publics dans les secteurs stratégiques (eau, transport, énergie électrique et fossiles, traitement des déchets, prévention et sécurité civile, crédit…) au service de la population et des besoins économiques du pays, comprenant au sein des instances dirigeantes des représentants des usagers et des travailleurs.
- Transparence sur la fixation des prix de l’eau, des transports, des carburants, des loyers, du gaz, de l’électricité, des nouvelles technologies de l’information et de communication
- Baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants
- Baisse du prix de l’eau, du prix de transport de passagers, du prix des communications.
EAU
- Distribution de l’eau en qualité et en quantité sur l’ensemble du territoire.
- Fixation d’un prix unique sur l’ensemble du territoire.
- Facturation en fonction de la quantité réellement consommée.
- Remplacement du réseau vétuste (plus de 50 ans).
- Révision du mode de calcul de l’assainissement des eaux usées.
- Suppression de la majoration de 12 € pour retard de paiement.
SANTÉ
- Ouverture des négociations portant sur l’équilibre de l’offre de soins entre le Public et le Privé, entre Etablissements Privés et sur l’ensemble du territoire ;
- Résorption des déficits structurels des Hôpitaux ;
- Engagement des procédures pour la reconstruction du CHU ;
- Révision du système d’évaluation des budgets dans le public et le privé.
PRODUCTION
Volet Agricole
- Maintien et aménagement du foncier agricole (eau d’irrigation, voiries, téléphone, électricité) afin de créer des entités de production viables et en constante recherche d’autonomie.
- Finalisation de la mise à disposition des 32 hectares de terre pour la réalisation du projet porté par « Kè a Kanpech ».
- Maintien du traitement des dossiers collectifs par les SICA et Groupements de producteurs.
- Exonération de la taxe foncière au profit des exploitants agricoles sur l’ensemble du territoire.
- Suppression des taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments de bétail et gasoil etc.., destinés à la production agricole.
- Paiement des aides aux agriculteurs.
- Prise en compte de la valorisation de tous les co-produits issus de l’agriculture comme partie intégrante de la richesse produite par l’exploitation agricole (ex : bagasse pour l’énergie etc..).
- Mise en place de mécanismes fiscaux et douaniers pour développer la préférence guadeloupéenne.
Volet Pêche
- Suppression immédiate de toutes les taxes perçues sur les matériels, révision du coût des intrants.
- Révision immédiate du texte concernant les exonérations au titre de l’URSSAF pour les marins pêcheurs embarqués seuls.
- Mise en place d’un plan de formation des professionnels et des jeunes aux différentes activités de la pêche, aux acquisitions des techniques de capture nouvelles, aux utilisations de matériel électronique embarqué, aux techniques de conservation et de vente.
- Traiter les problématiques, conditions de vente en gros et au détail réalisé par les marins pêcheurs, produits d’importation, groupements d’intérêt économique, organisation des producteurs.
- Traiter les problématiques d’aménagement portuaire, points d’avitaillement, zone d’entretien des navires, zone de stockage des matériels.
- Mise en place d’une plate-forme de rencontres et d’échange avec les professionnels de la Caraïbe.
AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET INFRASTRUCTURES
- Fixer à 50 000 ha la surface agricole incompressible sous forme de ZAP (Zone Agricole Protégée) et mise en place d’une commission d’évaluation et de contrôle annuel.
- Favoriser l’installation des jeunes diplômés sur des exploitations viabilisées (350 dossiers en attente).
- Protection du patrimoine écologique de la Guadeloupe (forêt, mangrove,…)
- Arrêt de toutes spéculations immobilières et de la discrimination privant les Guadeloupéens du droit à l’accession à la propriété dans leur pays.
- Arrêt d’implantation de nouvelles stations services
- Arrêt de l’implantation et de l’extension des grandes surfaces
- Arrêt définitif du projet d’implantation d’un circuit automobile « Vigie Gate » à Anse Bertrand.
- Publication de tous les baux passés par les collectivités locales avec des particuliers et/ou des structures privées, à propos de la mise à disposition des terres achetées par ces dites collectivités
Un développement équilibré du territoire
- Rééquilibrage des territoires pour harmoniser l’organisation, la complémentarité et la répartition des activités sur l’ensemble du pays.
- Renforcement de pôles secondaires complémentaires aux pôles principaux (Région Pointoise et Basse Terre).
- Redynamisation des bassins de vie par le développement économique d’activités de terroir (exemples : agro-transformation, pêche…).
- Dynamiser et valoriser les îles en s’appuyant sur leur identité culturelle.
- Redynamiser les quartiers et les bourgs susceptibles de développer l’emploi de proximité.
Les infrastructures
- Dynamiser l’habitat social au travers d’un recensement des besoins égalitaire et concerté (Région – Etat- Mairie).
- Réaliser un recensement des besoins en logements, établissements scolaires, crèches, équipements sportifs, maisons de quartier afin d’y pourvoir par-delà toute prétention politicienne et électoraliste.
- La création d’une pépinière artisanale et agricole qui serait la vitrine de nos produits du terroir
- Le développement urgent de réseaux de transport secondaires : maritime, inter-iles, intercôtiers..
- Mise aux normes parasismiques de tous les établissements et infrastructures publics (écoles, hôpitaux, ponts…)
- Arrêt du projet d’implantation du port en eaux profondes.
CULTURE
- Prise en compte dans la programmation des medias de la langue et de la culture guadeloupéenne par la présence de représentants des associations culturelles dans les conseils d’administration.
- Favoriser le développement d’entreprises et associations d’insertion culturelle.
- Réhabilitation des lieux de mémoire populaire par l’adressage (non a lari).
- Création d’un institut culturel « Papa Yaya » à Capesterre Belle Eau.
ARÉTÉ PWOFITASYON
- Rachat par les Collectivités du patrimoine foncier de Kalenda en vue de la création d’une unité hôtelière de luxe et du reclassement des salariés licenciés d’Anchorage et Kalenda.
- Restitution du patrimoine (financier, mobilier et immobilier) des mutuelles liquidées en Guadeloupe.
- Dessaisissement de l’administrateur provisoire (M.BORGAT) du dossier des mutuelles.
- Domiciliation des paiements de France Télécom, EDF…, dans les banques installées en Guadeloupe.
- Poursuites pénales pour les infractions relevant d’abus de position dominante, d’entente illicite et de publicité mensongère.
- Poursuite contre les Responsables des massacres de mai 67 à Pointe à Pitre et réparation des préjudices aux victimes et ayant-droits.
- Transparence et baisse des coûts des services et des taux pratiqués par les banques et par les établissements de crédit.
- Priorité et facilité d’accès au marché et aux aides publiques pour les entreprises Guadeloupéennes.
- Arrêt des abominations à l’encontre des travailleurs étrangers.
- Résolution de tous les conflits en cours.
La procédure d'extension de l'accord salarial est lancée en Guadeloupe
La procédure d'extension à toutes les entreprises privées de l'accord prévoyant une augmentation de 200 euros, qui a été signé par des organisations patronales minoritaires, a été lancée avec la parution d'un avis au Journal officiel.
La procédure d'extension à toutes les entreprises privées de Guadeloupe de l'accord salarial dans l'île, qui a été signé par des organisations patronales minoritaires, a été lancée samedi 7 mars, avec la parution d'un avis au Journal officiel.
Selon le JO, le ministre du Travail "envisage de prendre un arrêté tendant à rendre obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés entrant dans son champ d'application, les dispositions de l'accord interprofessionnel" sur les salaires en Guadeloupe conclu le 26 février.
Le ministère du Travail avait déclaré vendredi qu'il lancerait ce week-end cette procédure, qui doit prendre deux semaines, et à l'issue de laquelle il décidera s'il étend ou non l'accord.
Augmentation de 200 euros
"Les partenaires sociaux représentatifs sur le plan national et interprofessionnel seront consultés le 20 mars dans le cadre de la Commission nationale de la négociation collective", avait précisé le ministère, ajoutant que "la décision quant à l'extension de l'accord sera prise à l'issue de cette consultation".
L'accord interprofessionnel sur les salaires prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires. Mais il est limité pour le moment à 15.000 à 30.000 salariés car le Medef et plusieurs autres organisations patronales majoritaires ne l'ont pas ratifié.
«Le ministre blanc abandonne les nègres»
Guadeloupe
«Le ministre blanc abandonne les nègres»
La colère des Guadeloupéens se nourrit d'un sentiment d'injustice sociale et raciale
Le Nouvel Observateur. - Quelle est la vraie nature de la crise sociale en Guadeloupe ?
Patricia Braflan-Trobo. - La Guadeloupe est confrontée depuis plusieurs années à des problèmes de nature différente qui s'imbriquent aujourd'hui. Je veux parler, bien sûr, du coût de la vie, et notamment celui de l'alimentation, de l'eau ou du carburant, mais aussi du chômage, des difficultés énormes dans l'enseignement, du scandale de la pollution des terres agricoles par le chlordécone ou encore de la spéculation immobilière dans l'île. Le point commun de cette accumulation de colères et de mécontentements, c'est un sentiment partagé d'injustice sociale. D'injustice raciale aussi.
N. O. - La lutte contre la vie chère se double d'une lutte contre les discriminations ?
P. Braflan-Trobo. - En Guadeloupe, les deux sont liées. Comme ailleurs, la richesse y est concentrée entre les mains d'un tout petit nombre. Mais la particularité, ici, c'est que les privilégiés qui contrôlent 80% de notre économie sont tous blancs et pour la plupart descendants des anciens colonisateurs européens. Les pouvoirs publics mesurent mal le degré d'exaspération des Guadeloupéens d'origine africaine et indienne qui sentent que certains postes leur sont interdits. C est bien simple : dans leur grande majorité, les manifestants sont noirs. Et dans leur écrasante majorité, tous leurs interlocuteurs sont blancs. Le préfet, son équipe, mais aussi les chefs d'entreprise ou encore les directeurs des services publics... La Guadeloupe est une ancienne colonie qui s'est départementalisée. Elle porte encore ce lourd héritage. C'est pour cela que le départ précipité d'Yves Jégo a été si mal perçu. Partout ailleurs en France, on aurait dit : le ministre est parti. Ici on dit : le ministre blanc méprise et abandonne les nègres autour de la table.
N. O. - En quoi ce mouvement se distingue- t-il des grèves à répétition qu'a connues la Guadeloupe ?
P. Braflan-Trobo. - C' est un mouvement inédit dans toute la Caraïbe, par son ampleur et sa durée. Par son mode d'organisation, aussi. Les élus locaux comme les pouvoirs publics l'ont compris trop tard. Il ne s'agit pas d'une grève syndicale classique comme la Guadeloupe en a connu. Depuis quelques années, de nombreux collectifs se sont créés autour des agriculteurs, du problème de l'eau, de l'éducation... Ce sont eux que l'on retrouve au coeur du collectif LKP aujourd'hui. Les syndicats sont présents, bien sûr. Certains partis politiques locaux aussi, ainsi que ceux qui ont fini par rejoindre les manifestants. Mais cette diversité rend les grévistes plus proches de la population et fédère des militants aussi différents que les indépendantistes revendiqués du syndicat UGTG ou ceux d'ordinaire beaucoup plus modérés de la CFTC. A la fin du mois dernier, plus de cinquante organisations différentes avaient rejoint le mouvement. Leurs revendications multiples compliquent pour les décideurs la sortie de crise.
Patricia Braflan-Trobo est universitaire, auteur de «Conflits sociaux en Guadeloupe. Histoire, identité et culture dans les grèves en Guadeloupe», L'Harmattan, 2007.
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